Des taches rouge foncé figurent sur le tissu: un poignet au moins présente une grande tache de forme circulaire (le deuxième poignet est caché par le pliage des mains); sur le côté, une autre tache est présente; des petites taches autour du front ont l'apparence de blessures; et une masse de traces linéaires sur le torse et les jambes.
Le suaire est conservé dans la chapelle royale de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin.
L'homme du suaire porte une barbe qui se divise en deux parties et des cheveux au milieu des épaules. Il est assez musclé. Sa taille est d'environ 1,80 mètres.
Le Christ n'a que 4 doigts, les poignets croisés sur le pubis, il est entièrement nu. On peut voir de petits ronds qui "représentent" sans doute les mêmes trous que l'on peut voir sur le linceul de Turin et qui sont dû à des brulûres anciennes.
Le suaire est tissé en chevron de fibres entrelacées exactement avec le même motif que le suaire de Turin!!
« Je puis seulement dire que, en tant qu'historien, je constate que les conclusions tirées du carbone 14 quant à la datation du Linceul s'avèrent incompatibles avec la filiation qui peut être établie entre la relique aujourd'hui conservée à Turin et sa représentation dans un manuscrit ordinairement désigné comme le Codex Pray »Emmanuel Poulle, 1928-2011, archiviste et historien français, spécialisé en histoire des sciences et dans la période médiévale, membre de l'Institut.
L'image imprimée sur le saint suaire est déroutante: presque invisible de près, elle se précise quand on s'en éloigne. En 1898 un photographe est autorisé a photographier le Suaire de Turin.
A sa grande surprise, le négatif est beaucoup plus explicite et permet de discerner des détails masqués jusque-là par la pâleur de l'image qui ressemble à un négatif photo.
Comment le « suaire » peut-il être un faux, puisque le principe de la photographie n’est connu que depuis le XIXe siècle ?
Les traces de sang ne sont pas en négatif et apparaissent donc blanches sur le négatif. Plus étonnant: sous les traces de sang, on ne retrouve pas la coloration qui caractérise l'image du corps.
C’est en 1978, sous l’égide du S.T.U.R.P, qu’eut lieu l’examen scientifique le plus médiatisé de la relique. Les Drs Jackson et Jumper, capitaines de l’armée de l’Air américaine, furent les leaders de l’opération. Ils avaient démontré l’année précédente que le « suaire » contient une information tridimensionnelle, c’est-à-dire que l’intensité de son image variait en raison inverse de la distance qui sépare la toile du cadavre qu’elle est censée avoir enveloppé. Comme un portrait classique est bi-dimensionnel, leur découverte semblait démontrer que le « suaire » ne pouvait être une oeuvre humaine.
En 1978, un groupe d’une vingtaine de scientifiques et chercheurs américains du STURP, le Shroud of Turin Research Project, assistés de deux Italiens, Giovanni Rigi (micro-analyste) et Luigi Gonella (conseiller scientifique du Cardinal de Turin), menèrent des analyses de l’objet et prélevèrent des échantillons de surface. Il s'agit de la première étude scientifique reconnue par le Vatican. Le professeur Baima Bollone, directeur de l’institut médico-légal de Turin, reçut également des échantillons pour déterminer si la substance constituant les taches carmin pâle était du sang. Diverses techniques furent employées pour analyser le tissu ancien : rayons X, fluorescence, microchimie, spectres infra-rouge et ultra-violet, microscopie optique. Des milliers de photographies furent également prises. Plus de 100 000 heures de travail en laboratoire furent nécessaires pour exploiter les données récoltées, donnant lieu à une vingtaine d’articles dans des revues scientifiques. Les conclusions de l’étude furent données à l’occasion de la présentation du rapport final en 1981 :
Ce qui a en premier lieu notablement surpris, c’est le comportement des responsables des trois laboratoires et du Dr Tite, du British Museum, nommé « garant » de l’ensemble de l’opération : leur exigence d’exclure tout autre examen et tout autre chercheur, en refusant catégoriquement d’insérer la datation au carbone 14 dans un contexte multidisciplinaire d’études et d’examens à effectuer simultanément, comme cela avait été pourtant suggéré de divers côtés. Le prélèvement de l’échantillon du Suaire a été fait, selon un choix improvisé, sur un site unique qui, d’ailleurs, est parmi les plus pollués du linceul (coin) et donc parmi les moins appropriés pour une datation correcte. Ce résultat a fait surgir plus de perplexité que de soulagement. Ceux qui connaissent les études faites sur le linceul s'attendaient à une confirmation de l'antiquité du tissu, tout simplement parce qu'il est impossible que l'image qu'on y voit soit du Moyen-Âge. Quelques raisons sommaires sont, par exemple, que le Moyen-Âge ignorait la manière exacte qu'avaient les Romains de crucifier. Or l'image reflète exactement ce que les études modernes ont découvert sur le sujet. Par ailleurs, le mode de tissage employé pour confectionner le linceul était inconnu au Moyen-Âge. Encore une autre considération: pourquoi un artiste du Moyen-Âge aurait-il pris la peine de faire des taches de sang avec du vrai sang, et physiologiquement parfaites, ou de déposer des grains de pollen de plantes n'existant que dans les environs de Jérusalem à une époque où l'on n'avait plus accès à cette ville?
Cette datation a laissé les connaisseurs dans la perplexité: cela ne s'harmonisait pas, en effet, avec d'autres résultats de recherches et posait une question de plus, au lieu de résoudre définitivement l'énigme. 20 ans plus tard, il semble que l'énigme est enfin résolue et la conclusion est double:
la datation était correcte, la méthode a parfaitement fonctionné le morceau de tissu ayant servi d'échantillon n'était malheureusement pas représentatif du linceul: il a été pris dans un coin du linceul qui avait été réparé de façon parfaitement invisible par un rajout de coton au XVIe siècle ! Il en résulte que les dates correspondent à un âge moyen entre le - vraisemblablement - 1er siècle et le XVIe, selon la quantité de lin (original) et de coton (ajouté) contenue dans l'échantillon.
pendant des siècles, le Linceul a été vénéré et pris par les extrémités. Celles-ci ont fini par s’abîmer ; voilà pourquoi, au Moyen-Âge, on a dû les réparer en utilisant une procédure appelée tissage invisible et raccommodage en employant des fils à couleurs qui étaient disponibles à ce temps-là.
Le professeur Avinoam Danin, de l'Université hébraïque de Jérusalem, affirme dans des publications scientifiques avoir reconnu l'image de plantes originaires de la région de Jérusalem sur le suaire. Il déclare notamment que "l'aire dans laquelle les trois plantes fraîches choisies comme indicateurs auraient pu être recueillies et posées sur le linceul à côté du corps de l'homme crucifié est l'aire comprise entre Jérusalem et Hébron."
Lorsque l'on extrait l'information tridimensionnelle, les lettres présentes sur la pièce deviennent visibles. Il s’agirait d’un « dilepton lituus » émis par Ponce Pilate dans la XVIème année de Tibère, correspondant à l’année 29 après Jésus-Christ.
Les coutumes d'ensevelissement en Israël, avaient connu un développement particulier durant les cent années précédant la destruction du Temple: Pour l'ensevelissement d'un mort dans un tombeau de famille taillé dans le roc, on enveloppait de linges le cadavre et on le couchait sur un banc spécialement aménagé dans la pierre. Au bout d'un an, le corps s'effondrait; les ossements étaient alors mis dans un coffre spécial, une espèce de petit cercueil en argile ou en pierre, appelé ossuaire, qui tenait peu de place. Le tombeau pouvait ainsi servir aux générations qui suivraient. Ces sépultures devaient être pourvues d'une entrée, devant laquelle on roulait une pierre, comme ce fut le cas pour le tombeau de Jésus. Comme un tel lieu d'ensevelissement devait être ouvert à diverses reprises, le cadavre était traité au moyen d'épices agréablement odoriférantes qui étaient ajoutées dans le linceul; elles étaient destinées à combattre l'odeur dégagée par le corps mort, mais non à le conserver.
La coutume d'un tel ensevelissement «en deux temps» (tout d'abord jusqu'à la décomposition du corps enveloppé de linges, dans un tombeau taillé dans le roc; et ensuite, la mise des ossements dans un ossuaire) ne dura qu'environ cent ans jusqu'à la destruction du Temple. On peut donc affirmer que cette habitude ne se forma que pour manifester clairement la résurrection du Messie. Le sépulcre était vide, tous pouvaient le constater de visu! »